
Les 6 et 7 septembre 2025, des religieux et religieuses de toute la France se sont retrouvés à Paris pour un grand rassemblement, dans le cadre de l’année jubilaire. Ce moment unique, placé sous le signe de l’espérance et de la paix, a marqué les esprits. Une délégation des frères de Rimont, dont le frère Jean-Pio, a participé à cet événement exceptionnel. Voici son témoignage.
Un jubilé pour l’espérance et la paix
Le pape François a choisi l’espérance comme thème pour le Jubilé de 2025, dans sa lettre Spes non confundit. Il invite tous les chrétiens à devenir des « pèlerins d’espérance », pour montrer que le bien et la paix peuvent triompher du mal et des conflits, grâce à la mort et à la résurrection du Christ. Comme le disait un sage africain : « La paix n’est pas un simple mot, c’est un comportement. » Pour encourager les religieux à être des artisans de paix, le Dicastère pour la vie consacrée a proposé d’associer l’espérance et la paix pour les célébrations jubilaires. C’est ainsi que le thème « Pèlerins d’espérance sur le chemin de la paix » a rassemblé des centaines de personnes à Paris.
Un pèlerinage en trois étapes
Saint-Eustache : l’accueil et la paix
Le samedi matin, l’église Saint-Eustache, joyau du 17ᵉ siècle, a ouvert ses portes à une foule venue de tous les diocèses. La cérémonie d’ouverture, présidée par Mgr Emmanuel Tois (évêque auxiliaire de Paris) et Mgr Eric de Moulins-Beaufort (archevêque de Reims), a insisté sur la paix : non pas comme un rêve, mais comme un projet à construire ensemble, une grâce à demander. Mgr Tois a rappelé que cette paix passe par un retour vers le Christ.
Le Sacré-Cœur : l’espérance et la fraternité
L’après-midi, la basilique du Sacré-Cœur a accueilli un échange entre Elena Lasida et le père Bruno Cadoré, dominicain, animé par la journaliste Anne-Bénédicte Hoffner. Le père Bruno a expliqué comment les religieux peuvent être des porteurs d’espérance dans un monde en crise. Elena Lasida a parlé de la paix, en s’appuyant sur l’encyclique Laudato si’ : la paix se vit dans la relation aux autres, car l’homme n’existe vraiment que par ses liens avec les autres. Elle a encouragé les religieux à ne plus être des modèles, mais des témoins qui partagent leur expérience de vie, fondée sur les trois vœux (pauvreté, chasteté, obéissance). Cet échange a été suivi d’une veillée joyeuse, pleine de louanges et de rencontres.
Saint-Sulpice : la marche et la messe
Le dimanche, le pèlerinage s’est achevé à l’église Saint-Sulpice. Avant la messe, les religieux ont marché dans les rues de Paris, en priant et en partageant des textes bibliques ou des expériences. Cette marche a montré que les religieux sont porteurs d’espérance. Pendant la messe, l’évêque a rappelé que cette espérance peut rencontrer des épreuves, mais qu’il faut les accepter comme une croix à porter à la suite du Christ. À la fin, les participants sont repartis, le cœur rempli de joie, comme les disciples d’Emmaüs après avoir rencontré le Christ.