Professions simples à Saint-Jodard

Publié le 12 juin 2020

Frère François-Xavier, prieur général, les Frères de Saint-Jean, et les familles des frères sont heureux de vous faire part de la profession temporaire de : frère Pacifique, frère Jean-Baptiste de l’Agneau et frère Raphaël.

Ils vous invitent à vous unir par la prière à la messe de profession qui aura lieu le dimanche 14 juin 2020 à 10h30 au noviciat des frères à Saint-Jodard (42).

Quelques nouvelles de Cébu (Philippines)

Publié le 10 juin 2020

Quelques heures après que frères Charles et frère James eurent prononcé leurs premiers vœux le 15 mars, un confinement strict commençait à Cebu. Très peu de cas de COVID 19 étaient déclarés, mais l’épidémie était déjà bien répandue à Manille. Dans un pays où une large partie de la population vit de salaires journaliers, un confinement devient rapidement problématique pour les familles pauvres qui n’ont ni ressources, ni épargne. Les Frères de Saint-Jean ont alors choisi de venir en aide à leurs voisins des barrios les plus proches, en sollicitant des amis de la communauté à Cebu. Ceux-ci ont répondu très généreusement, ainsi que d’autres donateurs aux États-Unis. Cette mission était un travail commun avec les Sœurs Apostoliques de Saint-Jean : aller au marché, rapporter des gros sacs de légumes, préparer les packs de riz, sucre, lentilles, etc…et enfin organiser la distribution pour environ 130 familles durant deux mois. Ils ont pu toucher du doigt la Providence de Dieu qui veille sur ses enfants les plus pauvres. A présent, plusieurs familles, encouragées par Sœur Mila-Maria commencent à planter leur propre potager.

Fondation du prieuré apostolique de Taboan.

C’est le nom du quartier de Cebu où le futur prieuré des Frères de Saint-Jean sera construit. Taboan signifie lieu de rencontre, et est en général utilisé pour le marché… Plutôt significatif comme lieu apostolique !

La pandémie a freiné le projet alors que les travaux de construction étaient prêts à se lancer. En janvier avait débuté la démolition de certains murs clôturant le terrain. Les frères espèrent donc pouvoir relancer le travail prochainement, mais les activités reprennent doucement encore à Cebu. Le prieuré sera établi dans un quartier populaire, assez peuplé, non loin des universités et de l’ancien centre de la ville. Ce lieu accessible permet d’envisager une vie apostolique liée à la vie fraternelle et de prière, alors que le prieuré actuel de Banawa Hills sera le noviciat.

Ils confient ce projet aux prières de chacun, et espèrent montrer bientôt le chantier qui avance.

Nouvelle publication

Publié le 5 juin 2020

La raison de la Tradition, De l’éthique à la politique par l’entrelacement de la culture et des vertus, chez Aristote et MacIntyre, c’est le titre du mémoire de philosophie de frère Martin de la Croix, publié le 5 juin 2020 aux éditions l’Harmattan.

Description de l’éditeur :

Livre frère Martin de la Croix La raison de la TraditionQuelle est l’origine de l’agir moral ? Avant de posséder la prudence et les autres vertus, le jeune citoyen apprend, par mimétisme, quel bonheur lui est possible et comment y parvenir. Tout comme un apprenti, au sein d’une corporation, acquiert un savoir-faire en refaisant les gestes de ses maîtres. Mais chaque corporation a ses coutumes, et chaque cité ses traditions et valeurs. Faut-il abandonner toute notion universelle du bien ? Chaque culture est plutôt, montre MacIntyre, la rencontre de l’universel et du particulier : cette morale se donne à vivre à travers des moeurs et des lois propres à chaque cité. Bien plus, c’est cette dimension coutumière la morale qui permet son apprentissage et sa transmission. Aucune éthique ne saurait être purement individuelle.

Se procurer l’ouvrage aux éditions l’Harmattan.

Confinement : des nouvelles de Pondichéry (Inde)

Publié le 18 mai 2020

En ces temps de confinement, les Frères de Saint-Jean à Pondichéry (Inde) partagent quelques nouvelles.

La communauté est maintenant réduite à trois membres : frère Clément est bloqué au Sri Lanka depuis le début de la crise du coronavirus. Il devait y rester très brièvement mais l’Inde a fermé ses frontières quelques heures après son départ, ce qui risque de contraindre les frères à organiser à grand frais son retour en France.

L’Inde est en confinement depuis le 20 mars, l’Arul Ashram (prieuré des frères) a commencé son confinement quelques jours plus tôt. Tous font très attention aux quelques contacts qui restent avec le monde extérieur car certains des enfants et des patients adultes de Shanthi Bhavan (centre de soin pour les personnes atteintes du Sida) seraient très vulnérables au coronavirus.

Le gouvernement indien a su tirer les leçons des erreurs des gouvernements occidentaux et prendre les mesures de confinement au plus tôt, ce qui pour l’instant a l’air de ralentir efficacement l’épidémie, mais les mesures ont été prises si soudainement et radicalement (beaucoup des hôpitaux ont fermé tous leurs services sauf les urgences pendant trois semaines pour éviter de créer des foyers de contagion) que beaucoup – spécialement les pauvres – sont dans une détresse extrême à cause du confinement. La situation à Pondichéry et dans les villages environnants est correcte, les cas recensés sont peu nombreux, mais dans le Nord de l’Inde ou même dans les villages de l’intérieur de la région de Pondichéry, la vie est vraiment difficile pour beaucoup. Les dommages collatéraux seront nombreux.

Les activités à l’extérieur de l’ashram ont été réduites à leur plus simple expression, même si les frères essaient d’apporter une aide spirituelle ici ou là tant que faire se peut. Ils travaillent au jardin avec les enfants et les adultes, et trouvent aussi un nouveau rythme de prière (lever plus tôt le matin en cette saison la plus chaude) et d’étude.

L’examen de 10th (équivalent du Brevet, très important en Inde) n’a pu avoir lieu, sept enfants de l’ashram devaient le passer.

Heureusement, le confinement à l’intérieur de l’enceinte de l’ashram n’est pas trop difficile : pas de danger de devenir claustrophobe ! Tous les employés non-logés sur place ne peuvent cependant plus venir. Cela donne aux enfants l’occasion de contribuer beaucoup plus au travail à la cuisine, au ménage, et en particulier au jardin. Le confinement est aussi l’occasion d’un grand boom pour le projet de permaculture, plus pertinent que jamais au moment où le prix des légumes, des œufs et d’autres denrées monte en flèche. Les enfants sont répartis en équipes de services et les grands sont responsables chacun d’une partie du jardin. Une belle émulation règne et une vraie joie dans le travail, même s’il y a des frictions parfois.

Frère Antoine et frère Charbel continuent à essayer de nourrir spirituellement et de former les étudiants de l’université, les jeunes de Jesus Youth, la communauté des expatriés de Chennai, et d’autres groupes et amis par Internet. C’est étonnant de voir comment l’isolement et l’inactivité forcés sont pour beaucoup l’occasion d’un approfondissement dans la réflexion et dans la foi.

Pour aider financièrement les frères et leur mission, il suffit de vous connecter sur http://www.arulashram.com/formulaire-de-don/ et de cocher la case « oui » face à : “Je souhaite faire un don en ligne ».

Pour toutes les questions concernant le parrainage des enfants, vous pouvez écrire directement à parrainages.nambikkay@gmail.com

Visitez le site des Frères de Saint-Jean à Pondichéry

Éthiopie : la nouvelle chapelle sort de terre

Publié le 18 mai 2020

Après la construction du prieuré et du Centre Saint Jean, la dernière étape du Projet “Epifania” des frères d’Addis-Abeba (Éthiopie) est la réalisation de la chapelle de la communauté.

Le chantier avance à grand pas depuis le mois d’octobre. Après la réalisation de l’excavation, des fondations, de la dalle du sous-sol et des murs de soutènement, la dalle du rez de chaussée a été coulée fin avril. Deux équipes d’une vingtaine d’ouvriers travaillaient sur le site afin de permettre un travail efficace et un rendu optimal. Les frères bénéficiaient également d’une grue prêtée par un chantier voisin, ce qui permit de gagner beaucoup de temps et d’énergie en évitant d’avoir à transporter manuellement le béton frais.

L’équipe travaille également sur le design intérieur et extérieur de l’édifice. Cette chapelle doit en effet s’adapter à la vie de prière quotidienne des frères, ainsi qu’aux nombreuses activités organisées par les Frères de Saint-Jean pour les jeunes éthiopiens qu’ils accompagnent, et pour les membres de la paroisse francophone. L’objectif est de concevoir un bâtiment adapté à des occasions variées et multiples, et qui évoque par son aspect la richesse du patrimoine architectural éthiopien.

Vie de la communauté

Les frères ont accueilli trois nouveaux volontaires : Gauthier et Constance de Mongrand, ainsi que Charles Déchelotte, qui a rejoint Yolande, déjà affectée à la gestion du chantier. Tous doivent s’adapter aux mesures de sécurité dues à la pandémie : les frères n’ont plus de cours au séminaire, les sorties sont mesurées et tous appliquent rigoureusement les gestes de sécurité sanitaire au sein du prieuré. Les frères fournissent également masques et savons aux travailleurs du chantier.

Cela ne les empêche pas de continuer leur mission apostolique auprès de la paroisse francophone et des jeunes. À l’occasion de Pâques, ils ont distribué des denrées alimentaires (huile, farine, sucre, riz…) à des familles du quartier ainsi qu’à tous les ouvriers du chantier. La mission se poursuit aussi par le biais d’internet et des réseaux sociaux. Ainsi la communauté demeure unie par le partage d’enseignements, par la prière et l’adoration.

Témoignage de volontaires

« Nous avions décidé de donner notre première année de mariage à la mission pour les Chrétiens d’Orient, nous devions partir à Jérusalem dans une maison de retraite, puis le Covid-19 en a décidé autrement. La providence nous a donc amenée ici à Addis, juste au moment du confinement en France. Nous sommes ici principalement pour donner des cours de français et anglais aux deux postulants que compte les Frères de Saint-Jean mais aussi pour d’autres projets, comme travailler sur le nouveau site internet par exemple ! Nous découvrons petit à petit les richesses et la diversité de l’Éthiopie en discutant avec les frères, en partageant notre quotidien et nos habitudes, en observant le quartier coloré de la colline d’Entoto et en regardant la chapelle prendre forme. Nous sommes frappés par la ferveur, la fierté des éthiopiens et l’omniprésence de la religion dans leur quotidien, dans leur rythme de vie et dans leur culture. Nous n’imaginions pas qu’un pays entier puisse vivre avec une foi aussi forte et voyante. Cette foi pleinement vécue, physiquement et spirituellement, et assumée nous interroge sur notre foi à nous en France et notre manière de la vivre dans le respect de la diversité. »
Gauthier et Constance de Montgrand

Le site Internet du prieuré d’Addis-Abeba (un nouveau site est en construction).

Nouvelle publication : Aletheia N° 55

Publié le 31 décembre 2019

Colloque pastorale des Jeunes, janvier 2020

Le 55e numéro d’Aletheia est paru en décembre 2019. Il a pour titre la question suivante “Quelle théologie de la création face au défi de l’écologie ?”

Sommaire

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Quelle théologie de la création face au défi écologique ?

La théologie de la création continuée et la critique thomasienne de ce concept – M. Fabien Revol
La rédemption de l’univers créé dans le Christ selon saint Thomas d’Aquin – Fr Martin S.
La relation entre l’homme et la nature interrogée par l’écologie – P. François Euvé, s.j.
L’anthropologie de saint Thomas d’Aquin est-elle anthropocentrique ? – Fr. François-Frédéric L.
L’homme medium entre les créatures corporelles et Dieu selon le Commentaire des sentences de saint Bonaventure – Fr. Jean-Polycarpe S.
L’homme ordonné à Dieu et à l’univers selon saint Thomas d’Aquin – Fr. Emmanuel Perrier, o.p.

Études

Le beau et le bien (2/2) – Fr. Stéphane-Marie B.
L’attention qui stimule le bien (2/2), sur Amoris Laetitia VIII – Fr. Édouard Divry o.p.
La théologie du charisme selon et depuis Vatican II – Sr Noëlle Hausman, s.c.m.

Éditorial

Du 13 au 15 décembre 2019, s’est tenu à Notre-Dame de Rimont, studium de théologie de la Communauté Saint-Jean, le colloque intitulé : « Quelle théologie de la création face au défi écologique ? ». Comme le titre ne l’indique pas, il s’agissait aussi d’un colloque sur la pensée de saint Thomas d’Aquin et son actualité. Ainsi prenait fin le cycle commencé avec le colloque de mai 2017 sur « Croire dans l’évangile de saint Jean » (les actes en sont parus dans le n° 50 d’Aletheia) et poursuivi par le colloque suivant, sur Aristote, en avril 2018 (actes dans Aletheia n° 52). Nous avions en effet voulu travailler sur trois sources majeures pour les études dans la Communauté : l’évangéliste Jean, Aristote et enfin Thomas d’Aquin.

Pourquoi avoir choisi de confronter la théologie thomasienne sur la création avec l’écologie ? Les organisateurs avaient refusé de faire de l’archéologie ou de la pure érudition. Leur souci était de dialoguer avec les préoccupations contemporaines. Or parmi celles-ci est monté ces dernières années le défi écologique. L’Église catholique en parlait depuis Paul VI au moins, mais la prise de conscience en son sein s’est accélérée avec la publication en 2015 de l’encyclique Laudato si’ du pape François.

La conviction qui nous a animés durant ce colloque peut être résumée par l’affirmation du pape dans cette encyclique : « les paradigmes de pensée influent réellement sur les comportements » (Laudato si’, n° 215).
L’écologie mérite une pensée théologique qui puisse aider à repenser les relations entre l’homme, Dieu et la nature. Cela réclame en conséquence une réflexion en théologie de la création. La question que nous nous sommes posés fut donc : saint Thomas d’Aquin, en particulier sa théologie de la création et du gouvernement divin du monde créé, garde t-il une pertinence pour une approche chrétienne de l’écologie, aujourd’hui ?
La rédaction

Présentation des contributeurs

P. François Euvé : Jésuite, scientifique de formation et théologien, enseignant au Centre Sèvres à Paris. Dirige depuis 2013 la revue Études. A notamment publié sa thèse de théologie : Penser la création comme jeu, Cerf, 2000 ; puis, avec Brigitte Cholvy et Jérôme Alexandre, les collectifs L’action créatrice. Ce qu’en dit la théologie, Desclée de
Brouwer, 2012, et Pour une spiritualité du cosmos: découvrir Teilhard de Chardin, Salvator, 2015.

Fr. François-Frédéric Lot : Frère de Saint-Jean, Maître des études de sa Congrégation depuis 2016. A écrit sa thèse de doctorat en philosophie sur Les degrés du savoir de Jacques Maritain. A été Doyen de la faculté de philosophie de l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest à Abidjan de 2001 à 2005. Enseigne aux Studiums des Frères à Rimont et à Saint-Jodard.

Fr. Emmanuel Perrier : Dominicain de la Province de Toulouse, enseigne à Toulouse au Studium de théologie de la Province et à l’Institut Saint Thomas d’Aquin (ISTA). A publié La fécondité en Dieu. La puissance notionnelle dans la Trinité selon saint Thomas d’Aquin, Parole et Silence, 2009, et sa thèse vient de paraître : L’attrait divin. La doctrine
de l’opération et le gouvernement des créatures chez Thomas d’Aquin, « Bibliothèque de la Revue thomiste », Parole et Silence, 2019.

M. Fabien Revol : théologien et enseignant-chercheur à l’Université catholique de Lyon, dans le cadre du Centre interdisciplinaire d’Ethique dont il est le coordinateur. Directeur-adjoint du laboratoire « Ethique Personne & Société » et Titulaire de la Chaire Jean Bastaire « Pour une vision chrétienne de l’écologie intégrale. Théologie, éthique et spiritualité ». A notamment publié Le Temps de la Création, Cerf, 2015. Il a aussi dirigé des collectifs, comme La réception de l’encyclique Laudato si’ dans la militance écologiste, Cerf, 2017, et Penser l’écologie dans la tradition catholique, Labor et Fides, 2018.

Fr. Martin Sabathé : Frère de Saint-Jean, Maître des études de sa Congrégation de 1999 à 2007 puis de 2010 à 2016. Enseigne au Studium des Frères à Rimont. A publié sa thèse de théologie : La Trinité rédemptrice dans le commentaire de saint Jean par Thomas d’Aquin, « Bibliothèque thomiste, 62 », Vrin, 2011.

Fr. Jean-Polycarpe Seys : Frère de Saint-Jean, enseigne aux Studiums des Frères à Rimont et à Saint-Jodard. Doctorant sur saint Bonaventure à l’Université Pontificale Saint Thomas d’Aquin (Angelicum) à Rome.

Publication N°55 d'AletheiaRevue philosophique et théologique de l’École Saint-Jean
Aletheia N° 55 – Décembre 2019

Commander la version papier en adressant votre demande et un chèque de 18 € plus la poste : France 5,82 €
ou disponible dans les parloirs vente des prieurés.
Secrétariat de la revue Aletheia – N.-D. de Rimont
71390 Fley (France)

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